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avec (moe) :
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Benoît Dumont, Susie Kim |
Depuis 1876, la métropole de Busan est l’un des plus grands centres d’échanges maritimes mondiaux. La ville s’est développée autour de sa baie, dans les espaces très contraints disponibles entre les montagnes et l’Océan Pacifique. Puisant dans cette tradition maritime, le projet de l’Opéra International s’inspire des gigantesques paquebots de commerce accostés aux quais. Le programme est traité comme un «bâtiment-île», connecté au reste de la ville à travers le parc du front de mer. Il se développe selon un axe Est-Ouest parfait, en direction du soleil levant. L’édifice rassemble une salle d’opéra de 2000 fauteuils, un théâtre multi-fonctions de 1300 fauteuils, et un petit théâtre. La ville souhaitant s’ériger au rang de métropole culturelle mondiale, notre «bâtiment-île» |
propose, outre le programme attendu, un théâtre traditionnel coréen ouvert comme alternative à la seule pratique occidentale du spectacle scénique. Tissant un lien entre terre et mer, entre tradition et contemporanéité, entre la Corée et le reste du monde, l’Opéra est entièrement tourné vers ses larges horizons. Comme le Yin Yang symbolise l’harmonie et le parfait équilibre des choses, le volume «plein» de l’Opéra présente exactement la même forme et la même taille que le « vide » du théâtre traditionnel ouvert. Le «plein» est surélevé au-dessus du socle de l’île. A travers le «vide» ainsi préservé, l’horizon depuis la ville vers la mer est libre, tant visuellement que physiquement.
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